Les organoïdes, une alternative à l’expérimentation animale en recherche biomédicale ?

Les organoïdes sont aujourd’hui un outil incontournable de la recherche à
l’origine d’avancées majeures en biologie et médecine. Leur développement est
une piste d’avenir à explorer comme alternative à l’expérimentation animale.

Entre l’animal entier (modèle in vivo) et les cellules en culture (modèle in vitro), il n’y a qu’un pas : l’organoïde. En effet, les chercheurs sont capables aujourd’hui de cultiver in vitro des organes miniatures que l’on appelle « organoïdes » à partir de cellules souches issues de l’organisme modèle étudié. Etudiés et développés par des chercheurs de plusieurs équipes de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) (1), ces intermédiaires entre les cultures cellulaires et les animaux sont cultivés dans un milieu riche en substances qui favorisent leur multiplication, leur différenciation et leur morphogénèse. Actuellement ce sont des organoïdes de l’intestin, de la rétine, du foie, du rein ou du cerveau qui sont étudiés.

De nouveaux outils incontournables

 Et ils tendent à devenir incontournables car ils sont à la base d’avancées majeures en biologie et médecine. En effet, leurs  applications en recherche  biomédicale sont nombreuses : étudier les interactions avec des pathogènes, décrypter des processus physiologiques, ou encore analyser les mécanismes impliqués dans le développement. Mais plus largement en médecine leur enjeu est considérable. Ce sont des sources de cellules et tissus pour les greffes et la thérapie cellulaire et des modèles en cancérologie et dans l’étude des maladies génétiques.

Une solution alternative à l’expérimentation animale ?

Ces nouveaux outils sont donc très prometteurs car, même s’ils ne reproduisent pas encore complètement un organe, ils ne cessent de se perfectionner. De plus, ces structures, comme les cellules souches, peuvent se conserver par cryogénie et donc permettre de constituer des biobanques. L’espoir est donc permis de réduire le recours aux animaux en permettant des essais préalables ex vivo lorsqu’il n’est pas nécessaire de reproduire le fonctionnement de l’organisme entier.

Auteur : Clothilde Barde

photo :  ©luismmolina – iStock

(1) http://www.inra.fr/Chercheurs-etudiants/Mecanismes-du-vivant/Toutes-les-actualites/Organoides-organes-miniatures-incontournables-pour-la-biologie-et-la-medecine

 

 

 

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